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SUMMARY:Au prisme de la métaphore: repenser la relation entre philosophie et poésie
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LOCATION:UNIL - Château de Dorigny\, Lausanne\, Switzerland\, 1015
DESCRIPTION:<p>En posant la po&eacute\;sie comme rivale de la philosophie\, Platon a marqu&eacute\; du sceau de la querelle la relation entre philosophie et po&eacute\;sie. Cette relation conflictuelle devient ainsi un probl&egrave\;me philosophique et un enjeu po&eacute\;tique. Mais cette querelle ne doit pas nous faire oublier que Platon &eacute\;crivait ses th&egrave\;ses philosophiques sous formes de dialogues int&eacute\;grant des mythes et autres figures po&eacute\;tiques. S&rsquo\;il pose la po&eacute\;sie comme rivale de la philosophie\, c&rsquo\;est &eacute\;galement parce que celle-ci contamine n&eacute\;cessairement le discours philosophique. Les d&eacute\;veloppements ult&eacute\;rieurs ont r&eacute\;&eacute\;valu&eacute\; cette relation\, en pr&ocirc\;nant parfois l&rsquo\;identification de la philosophie et de la po&eacute\;sie\, comme chez les romantiques allemands\, ou au contraire en l&rsquo\;excluant\, comme chez les positivistes logiques. Mais cette relation n&rsquo\;est jamais neutre et la probl&eacute\;matique qu&rsquo\;elle abrite se doit d&rsquo\;&ecirc\;tre &eacute\;tudi&eacute\;e.</p>\n<p>Dans cette relation tensive\, une notion occupe une place essentielle: celle de m&eacute\;taphore. En effet\, bien qu&rsquo\;elle soit souvent consid&eacute\;r&eacute\;e comme une figure de style rattach&eacute\;e &agrave\; la po&eacute\;sie\, la m&eacute\;taphore &eacute\;gaye constamment le discours philosophique\, nos multiples discours\, po&eacute\;tiques ou ordinaires\, et nos diverses formes de pens&eacute\;e\, cr&eacute\;ative ou utilitaire. Comment cette m&eacute\;taphoricit&eacute\; du discours philosophique met-elle en jeu les rapports entre philosophie et po&eacute\;sie ? On peut alors penser cette m&eacute\;taphoricit&eacute\; selon les perspectives de Nietzsche\, Derrida\, Bachelard\, entre autres. Dans quelle mesure les conceptions cognitivistes de Lakoff et Johnson (&ldquo\;everyday metaphor&rdquo\;)\, Turner et Fauconnier (&ldquo\;conceptual blending&rdquo\;)\, ou Forceville et Urios-Aparisi (&ldquo\;multimodal metaphor&rdquo\;) modifient-elles ces rapports ? Quelles sont alors les sp&eacute\;cificit&eacute\;s de la m&eacute\;taphore ? Faut-il distinguer plusieurs types de m&eacute\;taphores (philosophique\, po&eacute\;tique\, etc.) ? La m&eacute\;taphore se dilue-t-elle dans le raisonnement philosophique ?</p>
ORGANIZER;CN=Philip Mills;CN="Romain Debluë";CN=Melina Marchetti:
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