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SUMMARY:Conceptions et usages de l'attention au XVIIe siècle
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LOCATION:Place du XX août\, Liège\, Belgium
DESCRIPTION:<p>Les d&eacute\;partements de philosophie de l&rsquo\;Universit&eacute\; Libre de Bruxelles (ULB) et de l&rsquo\;Universit&eacute\; de Li&egrave\;ge (ULg) organisent conjointement un colloque intitul&eacute\; &laquo\;&nbsp\;Conceptions et usages de l&rsquo\;attention au xviie si&egrave\;cle&nbsp\;&raquo\; qui se d&eacute\;roulera le 27 mars 2015 &agrave\; l&rsquo\;Universit&eacute\; de Li&egrave\;ge (Place du XX ao&ucirc\;t)\, dont la pr&eacute\;sentation suit ci-dessous. Cet appel &agrave\; contributions est destin&eacute\; &agrave\; compl&eacute\;ter le programme de la journ&eacute\;e (1 ou 2 communications seront retenues) qui fera ensuite l&rsquo\;objet d&rsquo\;une publication en langue fran&ccedil\;aise.</p>\n<p>Les propositions de communication ne devront pas d&eacute\;passer 500 mots et devront &ecirc\;tre adress&eacute\;es sous la forme d&rsquo\;un fichier pdf anonyme\, au plus tard le <strong>1er d&eacute\;cembre 2014</strong> &agrave\; olivier.dubouclez@ulg.ac.be</a> et arnaud.pelletier@ulb.ac.be</a>. Elles feront l&rsquo\;objet d&rsquo\;une &eacute\;valuation &agrave\; l&rsquo\;aveugle. Une r&eacute\;ponse sera donn&eacute\;e avant le 15 janvier 2015.</p>\n<p>Il est &agrave\; noter qu&rsquo\;aucune aide financi&egrave\;re ne pourra &ecirc\;tre apport&eacute\;e par l&rsquo\;organisation du colloque pour les frais de voyage et d&rsquo\;h&ocirc\;tel des participants.</p>\n\n<p><strong>Pr&eacute\;sentation </strong></p>\n\n<p>Le concept d&rsquo\;attention a fait l&rsquo\;objet de nombreux travaux ces derni&egrave\;res ann&eacute\;es dans le champ de la philosophie m&eacute\;di&eacute\;vale et renaissante qui ont permis de montrer comment ce th&egrave\;me\, traditionnellement r&eacute\;f&eacute\;r&eacute\; &agrave\; Augustin et &agrave\; l&rsquo\;augustinisme\, nourrissait des th&eacute\;ories de la perception et de la connaissance en rupture avec le paradigme aristot&eacute\;licien. L&rsquo\;objet de notre colloque n&rsquo\;est pas seulement d&rsquo\;&eacute\;tudier les h&eacute\;ritages et les prolongements de ce mouvement augustinien\, mais de comprendre plus g&eacute\;n&eacute\;ralement comment les penseurs du XVIIe si&egrave\;cle (Descartes\, Spinoza\, Malebranche\, Leibniz mais aussi Hobbes et la philosophe anglaise) ont eux m&ecirc\;me us&eacute\; de l&rsquo\;attention et\, le cas &eacute\;ch&eacute\;ant\, th&eacute\;oris&eacute\; sa nature et sa fonction dans le cadre des conceptions nouvelles de la science et de la subjectivit&eacute\;. Si l&rsquo\;attention est un concept central pour penser le sujet\, c&rsquo\;est pr&eacute\;cis&eacute\;ment parce qu&rsquo\;elle se situe &agrave\; l&rsquo\;articulation de ce qui\, dans le rapport de l&rsquo\;homme au monde\, rel&egrave\;ve de la passivit&eacute\; du sentir (ou plus g&eacute\;n&eacute\;ralement de la r&eacute\;ception d&rsquo\;un donn&eacute\;) et de l&rsquo\;activit&eacute\; d&rsquo\;un choix\, s&eacute\;lectif ou abstrayant\, analytique ou synth&eacute\;tique.</p>\n<p>La situation cart&eacute\;sienne du concept d&rsquo\;attention\, &agrave\; cet &eacute\;gard\, est particuli&egrave\;rement frappante&nbsp\;: constamment mobilis&eacute\; des <em>R&egrave\;gles pour la direction de l&rsquo\;esprit</em> jusqu&rsquo\;aux <em>Principes de la philosophie</em>\, avant de devenir un v&eacute\;ritable imp&eacute\;ratif de la raison th&eacute\;orique chez les cart&eacute\;siens (&laquo\;&nbsp\;L&rsquo\;attention est la seule chose que je vous demande&nbsp\;&raquo\;\, dit Th&eacute\;odore &agrave\; Ariste dans les <em>Entretiens sur la m&eacute\;taphysique</em>)\, il n&rsquo\;est jamais pris pour th&egrave\;me explicite par Descartes lui-m&ecirc\;me. D&eacute\;cisif dans la conduite m&ecirc\;me des op&eacute\;rations intellectuelles (ainsi dans la m&eacute\;ditation m&eacute\;taphysique)\, l&rsquo\;attention est pourtant rel&eacute\;gu&eacute\;e &agrave\; l&rsquo\;arri&egrave\;re-plan de la doctrine au profit des concepts d&rsquo\;&eacute\;vidence\, d&rsquo\;intuition\, de clart&eacute\; ou de distinction. Cette situation m&eacute\;riterait &agrave\; elle seule qu&rsquo\;on en identifie les raisons (pourquoi l&rsquo\;appel &agrave\; l&rsquo\;attention est-il constant et dans le m&ecirc\;me temps refoul&eacute\;&nbsp\;? Qu&rsquo\;est-ce qui l&eacute\;gitime et rend n&eacute\;cessaire cet appel&nbsp\;? Dans quelles circonstances l&rsquo\;attention se constitue-t-elle en objet pour le philosophe&nbsp\;?)\, et surtout pousse &agrave\; s&rsquo\;interroger sur la &laquo\;&nbsp\;pr&eacute\;conception&nbsp\;&raquo\; de l&rsquo\;attention qui en gouverne les usages\, sur les sous-entendus et les r&eacute\;f&eacute\;rents qui la soutiennent (en particulier du c&ocirc\;t&eacute\; de l&rsquo\;optique et des sciences de la nature). Car c&rsquo\;est bien le statut &eacute\;pist&eacute\;mologique du concept d&rsquo\;attention qui fait probl&egrave\;me&nbsp\;: l&rsquo\;attention fait-elle partie des structures m&ecirc\;mes de la connaissance ou est-elle un &eacute\;l&eacute\;ment distinct de ces structures\, int&eacute\;ressant plut&ocirc\;t les modalit&eacute\;s de leur mise en &oelig\;uvre\, c&rsquo\;est-&agrave\;-dire du savoir en tant qu&rsquo\;il est un acte&nbsp\;?</p>\n<p>Ce probl&egrave\;me est d&rsquo\;autant plus crucial que deux visions sensiblement diff&eacute\;rentes du savoir s&rsquo\;articulent &agrave\; l&rsquo\;&Acirc\;ge classique autour du paradigme de l&rsquo\;attention&nbsp\;: l&rsquo\;une qui le fait d&eacute\;pendre de la pr&eacute\;sence &agrave\; soi de l&rsquo\;esprit\, conscient des op&eacute\;rations qu&rsquo\;il ex&eacute\;cute et volontaire dans ce qu&rsquo\;il entreprend\, et l&rsquo\;autre qui au contraire vise &agrave\; le dispenser de cet effort pour que la connaissance se r&eacute\;duise &agrave\; l&rsquo\;encha&icirc\;nement le plus simple et le plus ais&eacute\; dont le calcul alg&eacute\;brique constitue le meilleur exemple (puisque l&rsquo\;attention s&rsquo\;y trouve soulag&eacute\;e par l&rsquo\;&eacute\;criture et la bri&egrave\;vet&eacute\; des signes). D&egrave\;s lors appara&icirc\;t une ambigu&iuml\;t&eacute\; dans le traitement que le XVIIe si&egrave\;cle a r&eacute\;serv&eacute\; &agrave\; l&rsquo\;attention\, permettant peut-&ecirc\;tre de d&eacute\;passer l&rsquo\;opposition trop tranch&eacute\;e entre &laquo\;&nbsp\;intuitionnisme&nbsp\;&raquo\; et &laquo\;&nbsp\;formalisme&nbsp\;&raquo\; pour prendre acte de la pr&eacute\;sence chez les philosophes d&rsquo\;une attitude ambivalente par rapport aux usages d&rsquo\;une attention qu&rsquo\;il s&rsquo\;agit tant&ocirc\;t d&rsquo\;amplifier\, tant&ocirc\;t de r&eacute\;duire (mais alors doit-on la tenir pour une r&eacute\;alit&eacute\; quantifiable&nbsp\;?)\, tant&ocirc\;t de valoriser comme une activit&eacute\; positive de l&rsquo\;esprit\, tant&ocirc\;t de d&eacute\;noncer comme une manifestation de notre finitude contribuant &agrave\; rendre incertain et contingent l&rsquo\;acc&egrave\;s au savoir. </p>\n<p>Il conviendra pour traiter de ces probl&egrave\;mes d&rsquo\;embrasser dans toute son ampleur le langage de l&rsquo\;attention\, de l&rsquo\;<em>attentio</em>\, de la <em>diligentia</em> et de l&rsquo\;<em>animadversio</em>\, mais aussi du lexique n&eacute\;gatif de la distraction\, de la n&eacute\;gligence ou de l&rsquo\;oubli\, tel qu&rsquo\;il s&rsquo\;&eacute\;tend aussi &agrave\; l&rsquo\;&Acirc\;ge classique dans les domaines de la morale et de la th&eacute\;ologie. </p>\n
ORGANIZER;CN=Olivier Dubouclez;CN=Arnaud Pelletier:
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