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SUMMARY:L’animal\, toujours dans l’enclos de la propriété? Bilan des cinq premières années suivant la réforme du droit animalier 
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LOCATION:Montréal\, Canada
DESCRIPTION:<p><u><strong>R&eacute\;sum&eacute\; (extraits)<br></strong></u></p>\n<p>D&egrave\;s lors que l&rsquo\;animal n&rsquo\;est plus une chose selon le droit mais que le droit des biens s&rsquo\;applique &agrave\; lui\, fait-il concr&egrave\;tement un pas hors de l&rsquo\;enclos de la propri&eacute\;t&eacute\;&nbsp\;?</p>\n<p>Dans cette pr&eacute\;sentation\, je soutiendrai que la r&eacute\;forme juridique du droit animalier a peu fait pour sortir les animaux de l&rsquo\;enclos de la propri&eacute\;t&eacute\;. Une pr&eacute\;misse de mon analyse est qu&rsquo\;un des principaux marqueurs concrets de la propri&eacute\;t&eacute\; est le droit d&rsquo\;<em>abusus</em>. En effet\, <em>l&rsquo\;abusus</em>\, cet attribut de la propri&eacute\;t&eacute\; civiliste\, donne aux propri&eacute\;taires la pr&eacute\;rogative de disposer de leurs biens &agrave\; leur guise\, que ce soit en les vendant\, en les donnant\, en les d&eacute\;membrant ou en les d&eacute\;truisant. Sur la base de la jurisprudence des cinq derni&egrave\;res ann&eacute\;es\, je d&eacute\;monterai que\, malgr&eacute\; la r&eacute\;forme de 2015\, les animaux sont encore soumis au droit d&rsquo\;<em>abusus</em> et\, surtout\, qu&rsquo\;aucune restriction n&rsquo\;emp&ecirc\;che leur propri&eacute\;taire de les abandonner ni de les &laquo\;&nbsp\;d&eacute\;truire&nbsp\;&raquo\;. Si\, par l&rsquo\;adoption de la <em>Loi sur le bien-&ecirc\;tre et la s&eacute\;curit&eacute\; de l&rsquo\;animal</em>\, l&rsquo\;Assembl&eacute\;e nationale a renforci les protections en mati&egrave\;re de bien-&ecirc\;tre et de s&eacute\;curit&eacute\; dont b&eacute\;n&eacute\;ficient certains animaux au cours de leur vie\, elle n&rsquo\;emp&ecirc\;che pas un &ecirc\;tre humain d&rsquo\;y mettre fin arbitrairement. L&rsquo\;absence de modifications au droit d&rsquo\;<em>abusus</em> nous emp&ecirc\;che alors de voir la modification du <em>Code civil</em> comme la premi&egrave\;re &eacute\;tape d&rsquo\;une extraction des animaux du domaine de la propri&eacute\;t&eacute\; : les animaux peuvent toujours &ecirc\;tre d&eacute\;truits en toute impunit&eacute\; (d&egrave\;s lors que la technique de mise &agrave\; mort s&rsquo\;assure une r&eacute\;duction optimale de la souffrance animale). Une fois cette d&eacute\;monstration faite\, j&rsquo\;offrirai quelques pistes pour donner un r&eacute\;el sens &agrave\; cette disposition voulant que &laquo\;&nbsp\;[l]es animaux ne sont pas des biens / <em>[a]</em><em>nimals are not things</em>&nbsp\;&raquo\; ...</p>
ORGANIZER;CN=Ely Mermans:
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